Question d’usage · Charité & générosité
Comment inviter quelqu'un qui ne pourra pas rendre l'invitation ?
C'est la plus haute forme d'hospitalité, et elle bute sur une gêne réelle : l'invité sait qu'il ne rendra pas, et cette dette silencieuse finit par le tenir à distance.
La régularité désamorce. Un déjeuner exceptionnel est un secours ; un déjeuner tous les quinze jours est une habitude. Ce qui se répète cesse d'être un don.
Accepter quelque chose. Qu'il apporte le pain, qu'il fasse la vaisselle, qu'il vienne aider au jardin, qu'il raconte ce qu'il sait. Le don qui circule dans les deux sens cesse d'être une charité — c'est le principe même de l'échange, et il vaut mieux qu'un équilibre comptable.
Ne jamais souligner. Ni la générosité de l'invitation, ni l'impossibilité de rendre. La seule chose qui rende ce dîner insupportable serait qu'on en parle.
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- Peut-on refuser un cadeau ? Rarement, et seulement s'il est disproportionné ou s'il engage. Dans presque tous les cas, on accepte simplement : refuser blesse davantage que recevoir n'oblige.
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- Faut-il donner de l'argent aux personnes dans la rue ? C'est un choix personnel. Ce qui relève de la politesse, en revanche, est de regarder la personne et de répondre — même pour refuser.
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En prêtant ce qu'on a décidé de ne pas réclamer, en prenant en charge une dépense avant qu'elle ne se pose, ou en donnant du travail. Et sans jamais assortir l'aide de conseils.
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