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Question d’usage · Les évènements de la vie

Que dire dans la file de condoléances ?

C'est le moment le plus redouté, et il demande beaucoup moins qu'on ne croit : une poignée de main ou une accolade, une phrase, et l'on avance. La famille est debout depuis une heure et ne peut pas soutenir cent conversations.

Ce qui convient : « Toutes mes condoléances. » — « Je pensais beaucoup à lui ces jours-ci. » — « Nous sommes de tout cœur avec vous. » — le simple fait de serrer une main en silence, quand on ne trouve rien.

Ce qui ne se dit pas : « comment est-ce arrivé ? », « il faut être forte », « heureusement, vous avez vos enfants », « il ne souffre plus », ni le récit de son propre deuil.

Ce qui se dit après : tout le reste, dans une lettre manuscrite envoyée dans la semaine. La file de condoléances n'est pas le lieu de la consolation ; c'est celui du dénombrement — la famille y voit combien de personnes se sont déplacées, et cela compte plus qu'on ne l'imagine.

Vérifié le 5 septembre 2026.

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