Devoirs du parrain et de la marraine durant la vie de leur filleul
Le parrainage engage pour la vie entière du filleul. Voici ce que la coutume attend d’un parrain et d’une marraine — et ce que le droit, lui, n’attend pas.
Le minimum que l’on puisse attendre des parrain et marraine est qu’ils s’intéressent à leur filleul tout au long de sa vie.
Au delà des rendez-vous familiaux habituels tels que le Nouvel An, ils s’appliqueront à marquer d’un cadeau les événements tels que la Première Communion, le Baccalauréat, la Thèse ou le mariage. De bons parrain et marraine essaieront le plus possible de voir souvent leur fils spirituel. Ils lui apporteront conseil, direction, et… parfois… correction.
Trois devoirs, et non un seul
L’usage français distingue nettement trois obligations, dont la dernière est la plus visible et la moins importante.
Le devoir spirituel. Accompagner l’éducation religieuse de l’enfant, prier pour lui, et suppléer les parents si la nécessité s’en présentait. C’est la raison d’être de la fonction, et c’est à ce titre que l’Église exige du parrain qu’il soit lui-même baptisé et confirmé.
Le devoir affectif. Être une présence durable, distincte de celle des parents. C’est le devoir le plus difficile et le seul dont les filleuls se souviennent : un parrain sert à recevoir ce qu’on ne dit pas chez soi. Cela suppose de voir l’enfant régulièrement, seul à seul, et de lui écrire.
Le devoir mondain. Les présents et les visites, aux dates fixées par la coutume. Nous le détaillons dans notre article sur les obligations mondaines du parrain.
Ce que le parrainage n’est pas
Il ne confère aucun droit de tutelle. En cas de décès des parents, c’est le juge des tutelles qui statue, en tenant compte d’une éventuelle désignation faite par écrit — testament ou déclaration devant notaire. Des parents qui souhaitent confier leurs enfants à leur parrain doivent le faire dans un acte distinct : croire que le baptême y pourvoit est une erreur qui se découvre au pire moment.
Le calendrier de la coutume
| Occasion | Ce que la coutume attend |
|---|---|
| Baptême | Parrain : médaille et chaîne. Marraine : robe de baptême et dragées. |
| Chaque anniversaire | Un mot, une visite, un présent modeste |
| Première communion | Un missel, une croix, un livre relié |
| Confirmation | Un présent marquant, et la présence à la cérémonie |
| Baccalauréat, diplôme | Un objet destiné à durer |
| Majorité | Montre, stylo, bijou de famille |
| Mariage du filleul | Une place au premier rang, et un présent personnel |
Le meilleur critère au moment de choisir un parrain reste celui-ci : quelqu’un qui sera encore là dans vingt ans. Le premier ennemi du parrainage n’est pas la mauvaise volonté, c’est l’éloignement.
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