Fiche pratique · Politesse & civilité
Faire les présentations
Présenter deux personnes correctement, dans le bon ordre, en leur donnant de quoi se parler.
- 01
Déterminer qui a la préséance
On présente la personne de moindre préséance à celle de plus grande. Dans l’ordre : le plus jeune à l’aîné, l’homme à la femme, le nouveau venu à l’ancien, le collaborateur au client, le particulier à l’autorité. En cas d’égalité, on présente celui qu’on connaît le moins bien. - 02
Nommer d’abord celui à qui l’on présente
La formule commence par la personne de plus grande préséance : « Madame Berger, permettez-moi de vous présenter Antoine Duval ». C’est l’ordre inverse de l’intuition, et c’est ce qui fait la moitié des maladresses. - 03
Donner un fil à chacun
Ajoutez pour chacun une information qui rende la conversation possible : « Antoine dirige les archives du musée. Antoine, Madame Berger, dont je vous ai parlé à propos du fonds Chardin. » Une présentation sans fil laisse deux personnes face à face sans matière. - 04
Laisser la main se tendre
C’est la personne de plus grande préséance qui tend la main la première. On se tient prêt, la main disponible. Si elle ne vient pas, on salue de la tête, et il ne s’est rien passé. - 05
Rester dix secondes, puis s’éclipser
On amorce l’échange — une phrase, une question — puis on s’efface : « Je vous laisse, je vais chercher du champagne. » Rester planté là oblige les deux à converser à travers vous.
Se présenter soi-même
C’est le cas le plus fréquent, et personne ne l’enseigne. La formule tient en trois éléments : prénom et nom, le lien avec le lieu ou les hôtes, une question.
« Bonjour, Paul Berger. Je travaille avec Antoine depuis l’année dernière. Et vous, comment connaissez-vous nos hôtes ? »
Douze mots, et l’autre a de quoi répondre. Ce qui ne fonctionne pas : le nom seul, qui laisse l’autre sans matière, et l’exposé professionnel de trente secondes, qui ferme l’échange avant qu’il ait commencé.
Quand on a oublié un nom
On ne fait pas semblant, et l’on ne biaise pas. « Pardonnez-moi, mon nom vous reviendra plus vite que le vôtre : Paul Berger. » En se présentant soi-même, on oblige poliment l’autre à faire de même. L’incident est clos en trois secondes ; le silence embarrassé, lui, dure toute la soirée.
Le cas des présentations en groupe
Devant un cercle constitué, on ne présente pas un à un : on annonce le nouveau venu au groupe — « Je vous présente Antoine Duval, qui dirige les archives du musée » —, puis chacun se nomme à son tour. Le tour de table individuel au-delà de six personnes est une épreuve inutile : nul ne retient six noms d’un coup.
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