Fiche pratique · La vie mondaine
Répondre à une invitation
Répondre à une invitation dans les formes et dans les délais, y compris pour refuser sans blesser.
- 01
Répondre sous quarante-huit heures
C’est la règle. L’hôte doit compter ses couverts, acheter, placer. Un peut-être est le pire des refus : il coûte à la fois la place et la liberté d’inviter quelqu’un d’autre. - 02
Répondre par le canal de l’invitation
Au carton on répond par un mot ou par le carton-réponse joint ; au courriel par un courriel ; au téléphone par un téléphone. On ne répond pas à un carton gravé par un message. - 03
Accepter clairement
« Nous serons très heureux d’être des vôtres le samedi 20 juin. » On répète la date : c’est ce qui évite les malentendus, et cela vaut confirmation. - 04
Refuser brièvement
« Nous sommes navrés : nous ne serons pas à Paris ce week-end-là. » Un refus ne se justifie pas longuement et n’appelle aucune vérification. On n’invoque jamais un autre engagement mondain, ce qui reviendrait à établir un classement. - 05
Signaler ses contraintes en répondant
Allergie, régime, interdit religieux : cela se dit au moment de la réponse, jamais à table. Une phrase suffit : « Je ne mange pas de fruits de mer — mais ne changez rien pour moi. » - 06
Prévenir sans délai en cas d’empêchement
Un empêchement de dernière heure se signale par téléphone, pas par message, et dès qu’on le connaît. On écrit ensuite un mot d’excuse, et l’on invite à son tour dans le mois.
Les formules écrites
Acceptation, forme cérémonieuse
Monsieur et Madame Antoine Duval seront très heureux de se rendre à l’aimable invitation de Monsieur et Madame Jean Berger pour le dîner du samedi 20 juin.
Refus, forme cérémonieuse
Monsieur et Madame Antoine Duval, retenus hors de Paris à cette date, ont le vif regret de ne pouvoir se rendre à l’aimable invitation de Monsieur et Madame Jean Berger, et les prient de croire à leurs sentiments les meilleurs.
La troisième personne, ici, n’est pas une afféterie : elle permet de refuser sans avoir à donner de motif personnel, et c’est précisément pour cela qu’elle a duré trois siècles.
Le cas du « + 1 »
Une invitation adressée à une seule personne ne s’étend pas à son entourage. Si l’on souhaite venir accompagné, on demande — une fois, sans insister — et l’on accepte un refus sans commentaire. Une table est un nombre de chaises, non une intention.
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