Saluer et faire les présentations
On n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression. Saluer et présenter obéissent à deux règles inverses — c’est ce qui explique la plupart des maladresses.
On n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression. Ainsi, lorsqu’on est présenté ou lorsqu’on présente, il faut adopter un comportement qui laissera de vous la meilleure image possible, le meilleur souvenir possible.
La règle d’or est simplissime : il faut toujours sourire !
Vous pourriez être de la plus haute extraction, si votre visage est fermé, vous n’en seriez pas moins classé immédiatement dans la catégorie des ennuyeux ou des goujats. Souriez donc ! Soyez sympathique sans être obséquieux.
Savoir faire les présentations
La règle d’une bonne présentation est facile à retenir : on présente…
- le plus jeune au plus âgé,
- l’homme à la femme,
- celui que l’on connaît le moins bien à celui que l’on connaît mieux.
Et n’oubliez jamais, en toute circonstance, lorsque l’on serre la main, la poignée doit être franche sans être trop ferme, et l’on se regarde toujours dans les yeux.
Les deux règles inverses
C’est ce qui explique l’essentiel des maladresses : saluer et tendre la main ne vont pas dans le même sens.
Saluer part du bas vers le haut. C’est celui qui arrive, le plus jeune, le nouveau venu qui salue le premier. Dans le doute, saluez : on n’a jamais reproché à personne d’avoir salué trop tôt.
Tendre la main part du haut vers le bas. C’est la personne à qui l’on doit le respect — la femme, l’aîné, le supérieur, celui qui reçoit — qui offre sa main la première. Tendre la main à un supérieur qui ne l’a pas offerte revient à le forcer.
En pratique : on se tient prêt, la main disponible, et l’on répond au geste de l’autre. Si la main ne vient pas, on salue de la tête, et il ne s’est rien passé.
Présenter : qui à qui
On présente la personne de moindre préséance à celle de plus grande, et l’on nomme d’abord celle à qui l’on présente. C’est l’ordre inverse de l’intuition.
« Madame Berger, permettez-moi de vous présenter Antoine Duval, qui dirige les archives du musée. Antoine, Madame Berger, dont je vous ai parlé à propos du fonds Chardin. »
La seconde moitié de la phrase est celle qui compte : donner à chacun un fil. Une présentation limitée aux deux noms laisse deux personnes face à face sans matière ; une présentation qui fournit un point commun rend la conversation possible.
Se présenter soi-même
C’est le cas le plus fréquent, et personne ne l’enseigne. La formule tient en trois éléments : prénom et nom, le lien avec le lieu ou les hôtes, une question.
« Bonjour, Paul Berger. Je travaille avec Antoine depuis l’année dernière. Et vous, comment connaissez-vous nos hôtes ? »
Douze mots, et l’autre a de quoi répondre.
Quand on a oublié un nom
On ne fait pas semblant. « Pardonnez-moi, mon nom vous reviendra plus vite que le vôtre : Paul Berger. » En se présentant soi-même, on oblige poliment l’autre à faire de même, et l’incident est clos en trois secondes. Le silence embarrassé, lui, dure toute la soirée.
Notre fiche pratique donne la séquence complète, et notre dossier sur l’art de la conversation la manière d’entrer dans un cercle déjà constitué.
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Qui doit tendre la main le premier ?
La personne à qui l'on doit le respect : la femme à l'homme, l'aîné au cadet, le supérieur au subordonné, celui qui reçoit à celui qui est reçu. Le salut, lui, part en sens inverse.