Question d’usage · Politesse & civilité
Doit-on éteindre son téléphone à table ?
Aucun traité ancien ne traite du téléphone, et c'est justement pourquoi la règle vaut d'être formulée : chaque objet nouveau crée une gêne nouvelle, et appelle sa politesse.
Au restaurant et à table : téléphone en silencieux, posé face contre table ou, mieux, rangé. Un écran allumé au bord d'une assiette dit à votre interlocuteur qu'il est en concurrence.
Si l'on attend un appel important : on le dit en s'asseyant — « je risque d'être appelé pour ma mère, pardonnez-moi d'avance » — et l'on sort de table pour répondre. Prévenir transforme une impolitesse en information.
Ce qui ne se fait pas : consulter ses notifications entre deux plats, photographier son assiette sans prévenir la table, prendre un appel assis, ou poser son téléphone à côté des couverts comme une pièce du couvert.
Le principe est ancien, seule la technique est neuve : on ne fait pas attendre celui qui est présent au profit de celui qui est absent.
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On demande aussi
- Comment couper court à quelqu'un qui monopolise la parole ? On attend une virgule, on reprend son dernier mot, et l'on tend la parole à un tiers : « … la Bourgogne, justement — Claire, vous en revenez ? »
- Combien de retard est acceptable ? Cinq à quinze minutes chez des particuliers, zéro pour un rendez-vous professionnel, un restaurant ou un spectacle. Au-delà de dix minutes, on prévient — toujours.
- Faut-il tenir la porte, et à qui ? À celui qui suit, quel qu'il soit. Ce n'est plus un usage entre hommes et femmes : c'est un usage entre celui qui passe devant et celui qui vient derrière.
- Faut-il encore céder sa place dans les transports ? Oui, aux personnes âgées, aux femmes enceintes, aux personnes handicapées et à celles qui portent un enfant. On la propose sans attendre qu'on la demande, et l'on n'insiste pas si elle est refusée.
- Peut-on tutoyer un collègue dès le premier jour ? Cela dépend du secteur, mais la règle ne change pas : le tutoiement se propose, il ne se prend pas — et c'est à l'aîné, à la femme ou au supérieur de l'offrir.
- Qui doit tendre la main le premier ? La personne à qui l'on doit le respect : la femme à l'homme, l'aîné au cadet, le supérieur au subordonné, celui qui reçoit à celui qui est reçu. Le salut, lui, part en sens inverse.
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On attend une virgule, on reprend son dernier mot, et l'on tend la parole à un tiers : « … la Bourgogne, justement — Claire, vous en revenez ? »
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Cinq à quinze minutes chez des particuliers, zéro pour un rendez-vous professionnel, un restaurant ou un spectacle. Au-delà de dix minutes, on prévient — toujours.
Faut-il tenir la porte, et à qui ?
À celui qui suit, quel qu'il soit. Ce n'est plus un usage entre hommes et femmes : c'est un usage entre celui qui passe devant et celui qui vient derrière.