Question d’usage · Politesse & civilité
Faut-il encore céder sa place dans les transports ?
L'usage n'a pas changé ; c'est la manière de le proposer qui demande un peu de tact.
On propose, on n'impose pas. « Je vous en prie », avec un geste vers le siège, suffit. Si la personne refuse — et beaucoup refusent, parce qu'accepter revient à se reconnaître âgé ou diminué —, on se rassoit sans commentaire et sans air offensé.
On ne suppose pas. Proposer sa place à une femme dont on croit qu'elle est enceinte est l'une des maladresses les plus mémorables qui soient. Dans le doute, on se lève et l'on s'éloigne d'un pas : la place est libre, et personne n'a rien eu à dire.
On regarde. La véritable difficulté contemporaine n'est pas le refus de céder sa place : c'est de ne pas voir, parce qu'on a les yeux sur un écran. La règle utile tient donc en un geste : lever les yeux à chaque arrêt.
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- Comment couper court à quelqu'un qui monopolise la parole ? On attend une virgule, on reprend son dernier mot, et l'on tend la parole à un tiers : « … la Bourgogne, justement — Claire, vous en revenez ? »
- Combien de retard est acceptable ? Cinq à quinze minutes chez des particuliers, zéro pour un rendez-vous professionnel, un restaurant ou un spectacle. Au-delà de dix minutes, on prévient — toujours.
- Faut-il tenir la porte, et à qui ? À celui qui suit, quel qu'il soit. Ce n'est plus un usage entre hommes et femmes : c'est un usage entre celui qui passe devant et celui qui vient derrière.
- Doit-on éteindre son téléphone à table ? Il se pose face contre table ou reste dans la poche, en silencieux. Le consulter pendant qu'une personne vous parle est l'équivalent contemporain de regarder par-dessus son épaule.
- Peut-on tutoyer un collègue dès le premier jour ? Cela dépend du secteur, mais la règle ne change pas : le tutoiement se propose, il ne se prend pas — et c'est à l'aîné, à la femme ou au supérieur de l'offrir.
- Qui doit tendre la main le premier ? La personne à qui l'on doit le respect : la femme à l'homme, l'aîné au cadet, le supérieur au subordonné, celui qui reçoit à celui qui est reçu. Le salut, lui, part en sens inverse.
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Comment couper court à quelqu'un qui monopolise la parole ?
On attend une virgule, on reprend son dernier mot, et l'on tend la parole à un tiers : « … la Bourgogne, justement — Claire, vous en revenez ? »
Combien de retard est acceptable ?
Cinq à quinze minutes chez des particuliers, zéro pour un rendez-vous professionnel, un restaurant ou un spectacle. Au-delà de dix minutes, on prévient — toujours.
Faut-il tenir la porte, et à qui ?
À celui qui suit, quel qu'il soit. Ce n'est plus un usage entre hommes et femmes : c'est un usage entre celui qui passe devant et celui qui vient derrière.